© ALESSANDRO MOGGI

Lors du dernier Salone del Mobile, en avril à Milan, le siège de la maison de design Edra était nimbé d’une lumière presque surnaturelle. Dans la cour du merveilleux Palazzo Durini, son showroom permanent, s’élevaient – ou semblaient déambuler – des sculptures lumineuses, comme autant de fantômes d’or ou d’argent, à peine plus hauts qu’une silhouette adulte. Bienvenue dans une foule mouvante d’esprits inspirés!

À y regarder de près, l’objet garde toute sa magie mais découvre aussi son utilité: il s’agit bien d’une lampe, intérieure ou extérieure, à intensité réglable. Le designer Jacopo Foggini lui a donné le nom de son amoureuse: Dilly. Et comme tout être cher, chaque lampe Dilly est unique, puisque ses filaments en polycarbonate sont travaillés à la main.

Le designer y voit « une interprétation libre de la figure féminine: un profil évanescent qui semble apparaître et se dissoudre au gré des contrastes ». La maison Edra perpétue ainsi son approche expérimentale de nouveaux matériaux, dans un jeu hypnotique entre polymère, lumière et ombre.

Lampadaire Dilly, pour extérieur ou intérieur, or ou argent, Edra, prix sur demande.