Depuis les coulisses de la foire d’art contemporain à Bâle, zoom sur la collaboration événement entre la tech coréenne et l’artiste américain pour métamorphoser l’écran «The Frame Pro» en oeuvre d'art.

 Il faisait une chaleur presque tropicale hier à Bâle. Une silhouette semblait ignorer la canicule: costume gris en lin, chemise blanche et cravate noire surmontée d’une chaînette métallique. Avec sa casquette et ses lunettes de soleil opaques, l’artiste affichait un contraste total avec la chaleur ambiante. C’est dans cette allure de dandy moderne, bravant le mercure, que Daniel Arsham s’est prêté au jeu d’un talk session intimiste et captivant. Le sujet? Sa collaboration exclusive avec Samsung, dévoilée en grande pompe à l’occasion de l’édition d’Art Basel 2026. 

Nouveau visage et ambassadeur « Art TV » du géant de la tech, le plasticien américain insuffle son esthétique de l’érosion archéologique au coeur de nos intérieurs. Nous étions sur place pour découvrir le résultat de cette fusion entre art et technologie. 

Une pièce de design transformée en sculpture topographique

 Oubliez le traditionnel écran noir qui plombe la décoration de votre pièce de vie. Pour la nouvelle gamme The Frame Pro, Daniel Arsham a conçu un cadre sur mesure en relief. Inspirée de données cartographiques et de courbes topographiques, la structure tridimensionnelle enveloppe l’objet, le métamorphosant en une véritable sculpture murale. 

L’illusion est totale lorsque l’écran s’allume. L’artiste y déploie une série de créations numériques exclusives, jouant sur des textures de cristaux et des motifs géologiques en décomposition. Fidèle à son obsession pour le temps qui passe, Daniel Arsham réussit le pari de rendre le support technologique presque organique.  

L’art à portée de télécommande

Au-delà de cette signature haute couture, Samsung s’impose cette année comme le partenaire officiel d’Art Basel. Si vous n’avez pas eu la chance de déambuler dans les allées du salon, c’est l’art qui s’invite chez vous. En parallèle de l’installation immersive d’un immense Art Wall à la foire, la marque lance sa collection exclusive « Art Basel 2026 » sur son application intégrée. 

Au programme pour les abonnés du Samsung Art Store: un catalogue de 24 oeuvres numériques d’artistes majeurs de la scène suisse (issus de galeries prestigieuses comme Mai 36 ou von Bartha), à l’instar des compositions géométriques d’Athene Galiciadis ou des toiles narratives de Thomas Huber. 

En quittant la Gare du Nord de Bâle, une certitude s’impose: la frontière entre art contemporain et innovation n’a jamais été aussi mince, ni aussi désirable.